Questions & Réponses : Le Mariage Indissoluble Soutenu
N'est-ce pas une atteinte à la liberté individuelle ?
Au contraire, c'est l'exercice ultime de la liberté contractuelle. Les citoyens choisissent volontairement un régime juridique spécifique. L'État ne l'impose à personne, mais il offre une option de "stabilité garantie" pour ceux qui considèrent que la solidité de leur foyer est un projet de vie prioritaire nécessitant un cadre protecteur.
Que se passe-t-il en cas de violences conjugales ?
La sécurité des personnes est absolue. En cas de violence, la justice prononce une séparation de corps immédiate avec éviction du conjoint violent. Le lien matrimonial n'est pas dissous juridiquement, mais la vie commune est interdite pour protéger les victimes. L'État s'engage alors à financer intégralement le parcours de soin et de réhabilitation sociale, tout en garantissant le maintien financier du foyer lésé.
Est-ce une mesure religieuse déguisée ?
C'est une mesure purement pragmatique et laïque. L'objectif n'est pas moral, mais sociétal et économique. Il s'agit de réduire les externalités négatives du divorce (précarité, crise du logement, troubles du développement chez l'enfant) en investissant dans la stabilité. C'est une approche de gestionnaire public : la prévention coûte moins cher que la réparation.
Comment l'État peut-il financer ces aides supplémentaires ?
Par un mécanisme de réallocation budgétaire. Un divorce coûte en moyenne des dizaines de milliers d'euros à la collectivité (justice, aides au logement multipliées, allocations parent isolé, perte de productivité). En évitant ces ruptures, l'État dégage des marges financières massives qui sont directement réinjectées dans l'accompagnement préventif (conseil conjugal, école de la famille, aide à l'habitat).
Pourquoi l'État devrait-il s'immiscer dans la vie privée des couples ?
L'État s'immisce déjà dans la vie privée lorsqu'il doit gérer les conséquences d'une séparation (contentieux judiciaires, garde d'enfants, aides sociales). Ici, l'État intervient comme un partenaire de réussite. L'aide n'est pas une intrusion, mais un service de soutien (médiation, formation) mis à disposition pour honorer la volonté initiale des époux de rester unis.
Et si le couple veut vraiment, d'un commun accord, mettre fin au contrat ?
Le principe de ce contrat est l'indissolubilité. Toutefois, comme pour tout cadre juridique, des clauses de sortie exceptionnelles et très dissuasives pourraient être prévues (ex: remboursement des aides de l'État perçues au titre de la stabilité). L'objectif est de créer un cadre où la solution n'est plus la fuite, mais la résolution active des problèmes via les outils de soutien proposés.
Qui sommes nous ?
Nous sommes un groupe de citoyens bénévoles, issus de divers horizons professionnels, réunis par une volonté commune : transformer notre regard sur le mariage et l'engagement. Notre démarche est strictement indépendante, libre de toute attache partisane ou religieuse. En savoir plus sur nous.